Mickaël Arcos

mardi, août 27, 2013, 06:37 PM ( 16 lectures ) - Sport - Posté par Mickaël
Il fait froid à 6h45 du matin sur la pelouse de Chantilly. Le chateau dans le dos, les concurrents lève-tôt grelottent en essayant de se faire inscrire sur la main, le bras et la jambe leur numéro de coureur avec un stylo indélébile mouillé peu convaincant. La pluie semble bénigne mais ne s'interrompra pas durant toute la matinée.

Les organisateurs parlent anglais. Ce triathlon s'inscrit dans les Castle Triathlon Series, une série de triathlon dans des chateaux anglais, à l'exception de Chantilly qui se trouve en France.

J'ai qu'une hâte, c'est rentrer dans l'eau à 18.5°C pour me réchauffer. Les deux pieds dans la vase que remuent des dizaines d'autres coureurs, je ne suis pas déçu. Il fait chaud, mais la vase commence à odorer ! Pour info, dans le bassin du château de Chantilly, on a pied ! Jusqu'aux genoux à peu près...

Top départ pour une nage très agréable : eau calme, beaucoup de place grâce à des nombreux départs décalés. Un parcours simple, des bouées visibles... C'est rare ! Malgré trois grosses crampes au mollet droit, qui m'immobilisent presque, je fais une bonne nage et me fais plaisir. La crampe s'estompe à la sortie de l'eau et je me dirige tant bien que mal à mon vélo, après une trentaine de marches à monter. Dur la transition !

Je retrouve tranquillement mon vélo, je l'enfourche. Les arbitres ne rigolent pas et je les entends hurler sur d'autres coureur qui ont apparemment commis des fautes mortelles... ? Relax max ! Il pleut toujours mais bon... je suis déjà mouillé ! Je n'ai pas froid non plus en vélo. Dans les premiers virages, un anglais loupe son virage pourtant indiqué par un bénévole en jaune et fonce sur moi. Je tourne mais pas lui. C'est le choc ! A faible allure, on n'arrive tous les deux à éviter la chute, mais avec une visibilité et une adhérence réduite, c'est un avertissement. Il s'excuse platement et on ré-accélère. Très beau parcours dans les villages avoisinant la forêt de Chantilly et un passage par Senlis (et Pontarmé bien sûr). Deux tours. Je me sens à l'aise dans un effort constant, renforcé quand même au deuxième tour, mais le temps total ne le témoigne pas... Du vent, une selle un peu basse sans doute et un peu de circulation.

Pas le temps de réfléchir, transition 2. Dur de freiner efficacement. Les arbitres n'ont toujours pas l'air de rigoler et j'enfile mes chaussures pour une course à pied dans la forêt. Bien que le début de la course est un tapis de verres en plastiques jetés par terre, une arbitre a l'air de me beugler de jeter mon casse-dalle de sportif dans une poubelle. Ouais ouais ok. Quelle bonne idée de faire ça dans la forêt. Les organisateurs qui ont eu cette idée l'ont sans doute eu un jour ensoleillé. Le parcours est à 90% dans la boue ! Slalom entre les flaques, beaucoup de terre (boueuse) et de gazon (boueux). Du gravier aussi, et un soupçon de bitume, surface pourtant privilégiée à l'entrainement. Bon en gros, c'était carrément un trail ! Il y a un panneau tous les kilomètres, et pour gérer l'effort c'est parfait. Je maintiens un rythme ok et j'accélère un peu à partir du kilomètre 6. Belles vues du château par ci par là.

Bonne ambiance à l'arrivée, et quelques spectateurs sous les parapluies nous accueillent et encouragent, mais on se dépêche tous de partir, car - OUI - il pleut toujours.

Au final, j'ai beaucoup aimé ce triathlon, ce qui est assez paradoxal car je ne suis pas enchanté par mes temps, et la météo était très défavorable. Mais je me suis senti bien sur pratiquement tout le parcours (sauf les crampes à la nage) et j'aime le relatif espace entre les concurrents de ce triathlon somme toute assez petit. On n'est pas les uns sur les autres (bon OK un mec m'a foncé dessus quand même !).

Comme toujours, les distances étaient olympiques : 1.5k + 40k + 10k.

Résultats :

Swim 00:31:18
T1 00:03:04
Cycle 01:30:00
T2 00:01:28
Run 00:50:24

Total : 02:54:48
Classement : 104/339

Liens supplémentaires :
>> Page d'accueil du triathlon de Chantilly
>> Tous les résultats (distance olympique)
>> Mes résultats

dimanche, août 18, 2013, 03:58 PM ( 17 lectures ) - Voyages, Sport - Posté par Mickaël
A Paris le canal de l'Ourcq est connu pour quitter la Villette vers... en dehors de Paris ! Mais où va-t-il, et d'où vient-il ?

Comme souvent, le canal de l'Ourcq se voit flanqué d'un chemin praticable en vélo. C'est ainsi que je nous l'avons parcouru, en entier et à partir de Paris.

L'Ourcq est une rivière qui prend naissance au-dessus de Fère-en-Tardenois dans le département de l'Aisne. Cette petite rivière suit une large vallée et rejoint la Marne, en limite des communes de Lizy-sur-Ourcq et Mary-sur-Marne, après un cours d'environ 87 km. Ce cours est en fait canalisé à partir de Silly-la-poterie jusqu'à la Marne, 10km plus loin entre Lizy et Mareuil. A ce niveau, il est dévié pour acheminer son eau à Paris.

C'est ainsi qu'il faut donc voir ce canal : en deux parties. Son histoire est très détaillée par l'association Au Fil de l'Ourcq (voir liens plus bas). C'est Bonaparte qui ordonne et contrôle le "nouveau canal", qui va acheminer l'eau à Paris, "près de la Villette". La première partie, pensée par Pierre Paul Riquet, également réalisateur du canal du midi, rendait navigable l'Ourcq de Silly la Poterie à la Marne. La Marne allant à Paris en se jettant dans la Seine à Alfortville. L'objectif était d'amener à Paris par voie fluviale les céréales, bois de chauffage et de construction déjà produites dans le pays de l'Ourcq.

En vélo, le canal est praticable sur toute sa longueur, bien qu'il soit orné d'incompréhensibles panneaux "interdit aux vélos". Une piste cyclable longe le canal entre Claye-Souilly et Paris, sur plus de 30km. C'est une très belle piste par ailleurs. Ensuite, le chemin est celui du halage, sur les quelques 70 km restants ! Jusqu'à Silly-la-poterie et le port aux perches.

Nous avons fait le choix de le faire en deux jours aller, deux retours. C'est déjà très épuisant ! Un camping près de Meaux, offrant une très belle vue sur la Marne, nous a accueilli pour la nuit. Il se trouve à Trilport.

Au bout du canal, il est possible de voir donc l'Ourcq ! Moment intense ! C'est à ce moment que la piste s'arrête. Nous sommes à deux pas de Silly-la-poterie, dans un petit espace aménagé pour accueillir un bateau et une modeste guinguette ouverte tous les dimanches de la belle saison. Le lieu se nomme le Port aux Perches.

Difficile de loger dans les environs ! La dernière ville sur le canal, la Ferté-Milon ne dispose que d'une chambre d'hôte (pleine). Nous avons viré sur Viller-Cotterêt à 10 km de là (il faut trouver les forces !) et loger dans un très modeste hôtel.

Le canal n'est pratiquement pas emprunté par les bateaux. Il est très rarement aménagé, à part quelques villes qui l'ornent d'un agréable parc. A part sur la portion cycliste, les promeneurs et cyclistes sont rares. Les agréables plans de vues sont quasiment à l'exclusivité des pêcheurs amateurs qui y trempent leur bouchon, sur tout le long du canal. De rares canoës circulent. C'est à Paris qui est le plus mis en valeur d'après moi, en particulier pour Paris-Plages... mais nous parlons déjà du bassin de la Villette, et non plus du canal de l'Ourcq !

Pour en savoir plus :
L'association Au fil de l'Ourcq (consultez la page historique)
Pierre-Paul Riquet (site du canal du midi)
Le canal de l'Ourcq par la Mairie de Paris. Un excellent résumé
Le port aux Perches. Manger, naviguer... à l'autre bout du canal !
Paris-Plages au bassin de la Vilette

mardi, août 6, 2013, 06:11 PM ( 18 lectures ) - Sport - Posté par Mickaël
Le 28 juillet dernier se déroulait le 5150 de Marseille, organisé par Ironman. 5150 fait référence à la distance : 51.50 soit 1.5 (natation) + 40 (vélo) + 10 (course à pied). Soit une distance M, anciennement appelée Courte Distance ou encore Olympique puisqu'elle est courue aux JO. Enfin bref, ma distance préférée.

Rien à dire sur l'organisation, tout était bien foutue, du site web à l'organisation sur place. Vraiment cool. Marseille n'avait pas reçu de triathlon depuis longtemps, mais franchement là rien à dire. J'ai déposé le vélo la veille mais pas le reste des affaires, reléguées au lendemain matin.

Parlons-en d'ailleurs. Levé à 5h du mat. Chaleur déjà étouffante, caniculaire ! environ 30 degrés... en pleine nuit ! En sortant de l'hôtel un autre gars part. A cette heure-là, c'est sûrement pour le triathlon ! Je lui demande et je me fais emmener. Il est photographe officiel de l'évènement. J'évite l'avenue du Prado à pied, cool. Je suis bien à l'heure. Les quelques âmes en mouvement à cette heure-là du matin traversent la nuit marseillaise en direction du triathlon.

Sur place, une bonne animation par un animateur au micro. Ca entraîne bien ! On peut goûter l'eau (chaude !) et se mettre en place. Le vent déjà fort qui balaye le sable et fouette déjà les chevilles n'inaugure rien de bon.

Départ natation ! En 4 vagues : Les pro, les meufs, les jeunes puis les vieux. Je suis dans les jeunes. En voyant partir les autres, on remarque que le vent balaye les embruns assez fort. A nous ! Bon comme d'hab : y'a des petites vague, du vent, on voit mal les bouées, l'eau est (très) salée. Rien d'anormal donc. Je fais une bonne course de 30 minutes, ce que je fais en piscine. Je suis content. J'arrive à nager sans interruption, avec peu de problème d'orientation (un peu quand même, on voit jamais assez bien les bouées, et le soleil levant n'aide pas. Contre jour !).

En revenant au vélo, près d'attaque pour la montée, je constate que ma roue arrière est crevée. Erreur de débutant, j'ai emprunté une pompe à pied d'un autre triathlète et j'ai trop gonflé ! Le soleil levant a fait son affaire et a fait éclater mon pneu. Dégouté ! Je perds du moral mais pas du courage. Je change la roue. Je pars enfin, vent fort... de face ! Montée de 20 km jusqu'au col des Ginestes ! Je connaissais pas. Mais maintenant je connais bien. Bonne ambiance sur la course, on se parle un peu. Faut dire qu'en forte montée avec vent de face, on a le temps ! Les cigales nous accueillent en haut. On descend vite du coup, après un petit détour dans la zone militaire, qui monte encore bien sûr. Je fait le tout en 1h37 (avec changement de chambre à air).

J'attaque la course à pied. Il fait vraiment chaud mais avec le vent on s'en rend pas compte. Je bois. Ca commence assez mal, la fin du vélo m'a achevé les jambes. Mes cuisses trinquent un peu. Mais comme à la Seyne l'an dernier, le premier ravitaillement est salutaire. Je reprends des forces. Je cours de mieux en mieux et j'arrive à une bonne cadence. Je double des coureurs (ce qui m'arrive jamais). A force de boire sur le parcours depuis le début du triathlon je dois faire une pause toilette (je suis pas le seul mais ça fait chier quand même, il faut que je boive moins la prochaine fois !). La fin de la course est quand même dure. Le soleil est bien levé là. Il doit faire 38 ! (j'en sais rien en fait). Je termine un peu en piteux état, mais content d'avoir fini ! J'ai cru abandonner plusieurs fois, mais c'est passé.

Y'a de la bouffe et à boire. Rien que pour ça ça valait le coup :) Plein de trucs pas bon (genre des cookies) que je me suis interdit ces dernières semaines. Pour récupérer le vélo, il faut attendre... seul point noir de l'orga. Pourquoi attendre ? Personne ne sait. Pour sortir du parc, une queue se forme vite, et moi qui doit rendre la chambre d'hôtel ! Heureusement l'hôtel a été cool avec moi. Je repars avec ma médaille et mon T-shirt bleu de finisher.

J'ai trouvé ça plus difficile qu'attendu, mais j'aimerais le refaire l'an prochain quand même. On verra !

Mes temps :

Natation : 00:29:56
Transition 1 : 00:03:20
Vélo : 01:37:28
Transition 2 : 00:02:51
Course à pied : 00:55:10

Total : 03:08:45

dimanche, juin 3, 2012, 04:11 PM ( 29 lectures )  - Posté par Mickaël
Wecab est le service de partage de taxi du groupe G7. Il permet de partager une course avec d'autres "taxinautes". A quoi ça sert ? A payer moins cher ! Et à réduire le nombre de taxis (vision je protège l'environnement et je limite le nombre de taxis en ville).

Comment ça marche ?
Tout se passe sur Internet via le site de G7. Vous indiquez votre adresse de départ et d'arrivée et l'heure d'arrivée. Le système calcule lui-même le temps de la course et propose un créneau horaire dans lequel le taxi passera. Mon créneau était de 45 minutes.

Ensuite on est prévenu par Sms de l'heure précise où arrive le taxi. J'ai seulement été prévenu une demi-heure avant ! J'ai dû me grouiller mais le taxi était effectivement à l'heure. Comme il a eu du mal à trouver ma résidence, il m'a même appelé.

Il y avait déjà un couple dans le taxi, et je me suis installé à l'avant. Je suppose qu'ils habitaient aussi à Paris mais ce qui est sûr c'est qu'ils allaient comme moi à l'aéroport, dans un terminal différent. La course s'est déroulée comme un charme.

J'ai payé la course par Internet en avance, 28 euros contre "55€" que j'aurais payé sinon d'après le chauffeur.

À refaire ?
Si vous aimez le confort du service du taxi conventionnel, ce service n'est pas pour vous car 1. Vous n'avez jamais de contact humain, ce qui n'est pas rassurant pour une course importante 2. Vous ne connaissez pas l'heure précise du taxi et 3. Potentiellement vous le partagez avec d'autres.

Moi qui ne suis pas un taxiphile, je fus enchanté du service. Je ne prend le taxi uniquement lorsque les transports en commun ne peuvent m'y emmener (par exemple la nuit) et partager un taxi avec d'autres qui font le même trajet relève de l'intelligence sociale (et environnementale). Les outils de covoiturage ne sont pas très nombreux, et Wecab pose allègrement une pierre à l'édifice.

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