dimanche, février 8, 2009, 12:51 AM ( 7 lectures )
- Presse - Posté par Mickaël
Et oui, hélas, Monsieur Playmobil n'est plus des nôtres. L'ancien ébéniste créateur de jouets au sein d'une grande firme Allemande peut dormir en paix, grâce à lui 2,2 milliards de figurines sont venues égayer le coeur de millions d'enfants. Sa recette ? Une figurine peu couteuse, de 7,5 centimètres qui tient dans la main des plus petits, robuste et qui peut grâce à ses mains en forme de pinces et sa tête en oréole se vêtir et se munir de milliers d'ustensils et couvre-chefs en tout genre. Trapèze, rateau, balai, pistolet ou fusil, tondeuse à gazon...
Si, si, il est possible de faire faire à son Playmobil du repassage dans un bateau pirate muni d'un chapeau de paille ! Et c'est sans doute la dernière clé du succès : laisser court à l'imagination. Des cotations au millimètre pour que tout s'emboîte, dure et amuse les enfants dans un univers parfois cadré mais toujours sans limites.
Mais le doute me hante... pourquoi si le playmobil peut jardiner, cuisiner, voyager, faire du sport, du cirque, se reposer sur une île déserte et se faire attaquer par des pirates, il n'a cette faculté, pourtant si élémentaire...
La marche.
Et oui, le Playmobil a les deux jambes collées. Il ne peut marcher. Il peut rester debout ou bien s'asseoir (jambes tendues). Mais il ne peut marcher. Est-ce là la conséquence d'un commerce à bas prix, limitant le nombre de pièces de ces soldats de plastique ? Ou bien une empathie face à des enfants qui ne savent pas encore marcher ? Ou bien un handicap qu'aurait eu Monsieur Playmobil qui aurait influencé cette décision ? A ce titre on sait que le Playmobil a pu servir d'insulte aux plus droits et maladroits de notre entourage... quel dommage.
Le présentateur est sur la scène, tout droit sorti du "cirque Playmobil". Il anonce l'équilibriste à venir, qui devant les tribunes pleines de tous les Playmobil du carton poussiéreux s'exécutera, barre horizontale dans les main, tenant sur un fil comme à la télé.
Que nenni, trop facile !
L'équilibriste partira du fauteuil par un saut-voltige de 19 fois sa taille (inexpliqué mais qui fonctionne !) en s'écrasant sans dégât sur le présentateur. Une trompette à la main droite et un fouet à la main gauche, il dompte les lions et dresse les cheveaux, en musique et en roulant à toute berzingue sur son monocycle le long du premier rang. Le présentateur, pour fuir et voir le pestacle va vite rejoindre le public sur la tribune nord qui se fera assiéger par une escapade d'un lion en furie. Le lion se met alors à tout saccager. Il détruit les autre tribunes, mange le chef d'orchestre, écrase les petits enfants et renverse l'anneau de feu qui embrase le chapiteau. Le Playmobil secouriste, censé abattre la bête (sans arme à feu) ne peut intervenir ! Il a glissé sous le canapé...
Monsieur Playmobil, tu as révolutionné le monde du jouet !
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jeudi, janvier 22, 2009, 03:27 PM ( 9 lectures )
- Cinéma - Posté par Mickaël
Largo Winch est le premier volet d'une saga qui commence, un peu sur le mode James Bond. Il est tiré de la célèbre bande dessinée (que je ne connais pas) du même nom.Le casting est osé. Tomer Sisley est ici dans son premier grand rôle. On le connaissait surtout en tant que comique de stand-up (http://fr.youtube.com/watch?v=xj8SP_kRrds). Il apparaît aussi dans quelques films, pas très connus, ou série TV. Pourtant Jérôme Salle, le jeune réalisateur, sait bien s'entourer. Mais il laisse cependant les grandes pointures aux seconds rôles. C'est le cas de Kristin Scott Thomas dans le rôle de la vice-présidence de W, et Miki Manojlovic dans le rôle de son père adoptif.
La critique a mal apprécié le film. Dans le registre action / aventure il m'a l'air pourtant clé. Le personnage de Largo est assez complexe. Il tire son caractère d'une jeunesse difficile. Il agit avec pragmatisme ("c'est ma méthode"). Il évolue dans nombreux pays et face à de nombreux dilemmes de tout ordre : famille, entreprise, identité, géopolitique... Cette rare complexité lui confère un état d'esprit à toute épreuve... ou presque.
L'action est rondement menée, beaucoup mieux que dans un James Bond ou pourtant l'intrigue est beaucoup moins alambiquée et les personnages plus caricaturaux. Ici le genre est connu mais parfaitement réexploité. Rares sont les déjà-vu. Hélas quelques clichés rodent, comme sauter d'un pont sur un bus, se battre en haute voltige (une scène finale saura nous rappeler un certain Hitchcock, où la chemise lâchaient les coutures), des courses poursuites en voiture ou à moto nous laisseraient presque croire qu'elles sont incontournables (vraiment ?).
Cependant la manière de la filmer est quelque peu novatrice. A part quelques plans pompeux (hélico-giratoires) les plans rapprochés, les vues d'ensemble et les vues subjectives sont particulièrement appropriés. Les scènes d'action pure mériteraient d'être décortiquées. En tout cas nous sommes loin de la tendance "Gladiator", reprise dernièrement en date dans le dernier James Bond, de plans rapprochés incompréhensibles démontrant soi-disant une action effrénée (c'est surtout très bruyant).
Largo Winch est un film d'action comme il faudrait en faire plus souvent, d'ailleurs le deuxième opus est en route. En espérant qu'il soit à la même hauteur.
lundi, décembre 29, 2008, 01:52 PM ( 14 lectures )
- Cinéma - Posté par Mickaël
Quoi de plus rafraîchissant qu'une comédie pendant les périodes de Noël. Les frères Coen, dont j'ignore à peu près tout de la filmographie (pour le moment) sont à l'affiche avec Burn After Reading. Et pas avec n'importe quel casting : John Malkovich, George Clooney et Brad Pitt... pour ne citer que les plus grands.C'est d'ailleurs un peu à contre-emploi qu'on les retrouve ici... enfin surtout pour Clooney et Pitt puisque Malkovich joue un grincheux alcoolique, et qu'on y devinera à la fin un clin d'oeuil à Shining puisqu'il s'arme d'une... hache pour forcer une porte (entre autre). Quant aux deux autres, l'un est un flic beauf, maquereau de surcroît, et l'autre employé d'une salle de sport, également beauf à souhait. Et ils le jouent bien.
Le tout pour servir une comédie à la mode Film d'Espionnage. Musique pseudo-angoissante, violences comiques et scènes de presque-suspense fort réussies teintent le fond d'une histoire saugrenue et poilante d'un CD aux informations sensibles (ou pas) qui se perd aux mains de deux nigauds. Le décalage est dans le fond savant, mais dans la forme désopilant. Le film est très réussi.
Sans vous dévoiler l'intrigue, sachez quand même, au risque de vous décevoir, qu'il ne s'agit pas d'un duo Clooney-Pitt (comme je le croyais) mais que même s'ils sont liés à la même affaire, ils ne se rencontreront jamais.
Quoique...
dimanche, décembre 14, 2008, 10:24 PM ( 8 lectures )
- Voyages - Posté par Mickaël

L'Allemagne tient ses promesses. La bière est à tout les coins de rues, mais ce serait faire du tort à la deuxième boisson de Munich l'hiver : le vin chaud ! Ou encore Glühwein. Rien de mieux pour se réchauffer après de glaciales escapades, notamment en vélo dans le célèbre "Parc Anglais" de Munich.
Faire du vélo dans la neige, c'est le must. Heureusement il y a dans le parc un petit espace de jeu, mini-marché de noël et saucisses à manger dans les petits pain ronds. Sans oublier le Glühwein.
Rien de mieux l'après-midi que de profiter du soleil qui nous "réchauffe" un peu et nous permet de nous acquitter de l'un de nos accessoires jusqu'alors préférés : les gants, le bonnet, l'écharpe ou la cagoule. Au choix.
Une fois au chaud le Glühwein, servi avec des tasses (en échange d'une caution) se fait remplacer par de la bière, ici dans la brasserie Paulaner, sur la rue principale (piétonne) de la capitale bavaroise.
Toujours dans des auberges conviviales et où tous les âges se retrouvent, autours de mets aussi succulents que copieux.
Ils savent bien vivre ces Allemands !





